Le concours de Quimper

Barnabé Le Liboux et son fils Marcel, un couple de sonneurs "modernes" (cliché Gérard Franceschi, Mucem Ph.2009-00-1-5)
Barnabé Le Liboux et son fils Marcel, un couple de sonneurs "modernes" (cliché Gérard Franceschi, Mucem Ph.2009-00-1-5)

Présentation

En 1949, à l’occasion des "Grandes fêtes de Cornouaille" à Quimper (Finistère), qui avaient été organisées l'année d'avant après une interruption due à la guerre, Claudie Marcel-Dubois est invitée à donner une conférence. Avec Maguy Pichonnet-Andral, elle saisit l’occasion pour enregistrer, le 23 juillet, le concours de "sonneurs" (joueurs en Bretagne) qu’organise pour la première fois la Bodadeg ar sonerion (Assemblée des sonneurs), créée quelques années plus tôt à Rennes pour favoriser le renouvellement de la musique bretonne.

Circonstances et chronologie

Le déplacement en Finistère sud de Marcel-Dubois et Pichonnet-Andral se fait à l'occasion des fêtes de Cornouaille, qui se tiennent à Quimper du 17 au 24 juillet 1949. D’après le programme, de nombreuses activités culturelles et folkloriques sont prévues: une exposition d’art celtique et de peintres de Bretagne, un championnat de lutte bretonne, un gala celtique d’outre-Manche, divers spectacles de cercles celtiques, le concours de sonneurs dont il est question ici, l’élection de la reine de Cornouaille, des défilés, un grand bal... et une journée d'études folkloriques le 22 juillet. Le comité des fêtes a demandé à Georges Henri Rivière de l’organiser.

Le conservateur en chef du MNATP décide de mettre l’accent sur la musique et il demande à Marcel-Dubois de donner une conférence sur la musique bretonne, forte des connaissances acquises lors de ses précédentes enquêtes (1939, 1943) dont lui-même parlera d’une manière générale pour évoquer la politique de recherche au sein du musée-laboratoire qu’il dirige. Il a aussi invité le peintre Dan Lailler, futur directeur du château-musée de Saint-Malo, à parler de la fabrication du biniou, cornemuse bretonne, le folkloriste Bernard de Parades pour évoquer le "folklore des vieux sonneurs", tandis que Georges Le Merdy parlera des "chansons de marins-pêcheurs de Cornouaille" et le photographe et éditeur Jos Le Doaré, des "danses de la Cornouaille bretonne". 

Si Rivière organise la journée d’études (le 22 juillet à 16h30 au théâtre municipal), il a aussi été convié par le comité des fêtes à présider l’ensemble des manifestations. Cette initiative semble destinée à accorder une certaine légitimité à des prestations vues, dans l’esprit des organisateurs des fêtes de Cornouaille, comme l’expression du renouveau de la tradition plutôt que comme des manifestations destinées au loisir d'un public estival. Les exposés de caractère scientifique sont ainsi une partie intégrante de l'événement.

Claudie Marcel-Dubois enregistrant le concours
Claudie Marcel-Dubois enregistre les prestations des concurrents, Quimper, 23 juillet 1949 (cliché Gérard Franceschi, Mucem Ph.2009-00-1-16)


Pour Claudie Marcel-Dubois, le concours des sonneurs, au lendemain de la journée d’étude, organisé pour la première fois à l’initiative de la toute jeune Bodadeg ar sonerion (BAS, Assemblée des sonneurs) créée en 1943 à Rennes, constitue, en plus de la conférence qu’elle doit donner, une autre motivation pour gagner Quimper avec Maguy Pichonnet-Andral.
D'après les organisateurs, le concours devrait réunir quelques 300 sonneurs de toute la Bretagne, Basse et Haute, bretonnante et gallésante, dont les sonneurs de 2 cliques. En plus du concours, ces musiciens sont là pour animer spectacles de danses, défilés et bals.

Dans sa demande de mission, Marcel-Dubois explique que cette ‘‘enquête continuerait le cycle des missions entreprises depuis 10 ans dans des régions diverses (9 missions)’‘. Elle aurait en effet pour objet, une communication "sur les travaux du musée, une enquête musicale et phonographique" dans la mesure où elle envisage de procéder à des enregistrements, mais aussi, grâce à la présence de Dan Lailer, une "enquête technologique sur la fabrication du biniou". Elle souhaite en effet ‘‘profiter de la présence à Quimper de tous les sonneurs bretons et de la proximité du bourg de Plozévet à 30 kilomètres environ de Quimper (où réside un fabricant de biniou), une suite sera donnée à l’enquête technologique sur le biniou entreprise par le musée et le laboratoire d'ethnographie française (enquêteur monsieur Dan Lailler), un complément d'observations musicologiques sera pris, des disques seront enregistrés les 23, 24 et 25 juillet à Quimper et Plozévet’‘.

Ces opérations permettraient, précise-t-elle encore, les acquisitions suivantes: ‘‘une cinquantaine de disques qui entreraient dans les collections musicales du musée; une série de disques (20 environ) qui serait destinée à sonoriser la première exposition temporaire du musée [intitulée] Bretagne; des documents d'enquête sur le biniou permettant de compléter les panneaux où vitrines sur ce sujet pour l'exposition temporaire ci-dessus’‘, en somme des documents d'enquête musicologique et phonographique ‘‘qui s'ajouteraient aux collections manuscrites (airs notés, observation ethnographiques et phonographiques (disques) du service musicologie du musée’‘.

Le départ des enquêtrices se fait en voiture le 20 juillet. Après un arrêt à Pré-en-Pail (Mayenne), elles arrivent le lendemain à Quimper, via Ploërmel et Josselin, pour assister au "Gala de folklore d'Outre-Manche" qui se tient dans la soirée. Marcel-Dubois donne sa conférence le 22 et, le 23, avec Maguy Pichonnet-Andral, elles enregistrent le concours.

Elles quittent Quimper pour Plozévet avec Dan Lailler le 25 juillet et ne semblent pas rester avec lui pour l'enquête technologique sur Jean Douirin: aucun enregistrement phonographique n'a été réalisé, étonnamment... Sont-elles parties directement pour Herbignac, en Loire-Atlantique, une commune située à 200 km de Plozévet? Elles s'y trouvent en tout cas le 25  et commencent dès le lendemain leur terrain en Brière, comme Marcel-Dubois l'a indiqué dans sa demande de mission

Les enregistrements effectués

43 phonogrammes ont été enregistrés au cours des différentes épreuves du concours (MUS1949.006.001 à 043, à écouter sur le site Sonotek Sonerion).
Il ne s'agit pas de la totalité du concours, mais d'une bonne partie. Tous les concurrents ont été enregistrés au moins une fois.

page intérieure du programme (scan FRAN_0062_0370_L)

Ci-dessus, à la page 6 du programme des festivités (Archives nationales, 20130043/46, scan FRAN_0062_0370_L.jpg), Loeiz Ropars (1921-2007) et Fañch Bodivit (1886-1963) de Fouesnant, un joueur "de tradition" qui s'était illustré pendant la Grande Guerre (voir p. 27 du n°244 de Musique Bretonne), MUS1949.006.013.002.

Bien que l’on constate aujourd’hui sur le carnet de terrain que de nombreuses confusions ont été faites par les deux chercheuses dans les noms des interprètes et dans les airs, ces documents sont très précieux pour leur caractère historique puisqu’il s’agit des enregistrements du premier concours organisé par la Bodadeg ar sonerion (BAS) dans le cadre du renouveau musical. L’intérêt de ces phonogrammes est qu’ils permettent d’entendre les acteurs du renouveau, nous renseignant sur le répertoire et sur les façons de jouer alors.

Les deux chercheuses ont été observatrices de ce moment où la relance de la musique, commencée au début des années 1930 puis stoppée par la deuxième guerre mondiale, reprend son élan. Elles ont pu observer ce qui paraît évident de nos jours car cette relance a eu le succès que l’on sait mais cela n’était pas écrit d’avance. Ainsi, elles ont noté l’importance que prend le nouveau (nevez) biniou, de grande taille (bras ou braz) puisqu’il est un modèle directement inspiré de la cornemuse écossaise, sans pour autant détrôner le biniou traditionnel, le petit (bihan) ou vieux (kozh ou coz) biniou. Elles ont noté aussi que les sonneurs ne faisaient pas de distinction dans le répertoire entre le nouveau et l’ancien biniou: "il est à remarquer" écrivent-elles "que ces distinctions que les sonneurs eux-mêmes reconnaissent ne comptaient pas dans le [répertoire du] concours.  Au contraire celui-ci fut divisé en catégories selon la provenance des airs: séries ‘montagnes’, Vannetaises, Pays pourlet Léon-Trégor-Gallo, Basse-Cornouaille".

Quelques captations ont été faites en marge du concours auprès de sonneurs bigoudens qui ne semblent pas avoir été candidats (assurément accompagnaient-il un cercle celtique). Il s’agit de Boissel à la bombarde et de Jean-Louis Le Roux au biniou. Elles ont enregistré l’accord de la bombarde seule, celui du levriad (tuyau mélodique du biniou) seul, puis le bourdon, seul également, et enfin, une mélodie jouée séparément (la bombarde sans le biniou et l'inverse). Elles ont complété ces enregistrements "techniques" par des airs de danse sonnés en couple (MUS1949.006.050 à 053).  C’est auprès de Boissel et Le Roux également, avec un troisième comparse, Jacques Calvez, qu’elles ont enregistré quelques cantiques de pardon (MUS1949.006.054 à 056).

Auprès de Loeiz Ropars et de Roger Le Behon, elles ont obtenu un chant de la pastorale de Poullaouen (MUS1949.006.060) et ce que Marcel-Dubois appelle "chansons de danse dialoguées", autrement dit, du kan ha diskan (MUS1949.006.058.001 et 002 et 059, voir l'enquête Poullaouen-Langueux où les deux ethnomusicologues retrouveront Ropars).

Enfin, elles ont aussi enregistré les invités d’Outre-manche : le sergent piper du Madison Pipe band écossais, délégation de Folkirk ville jumelée avec Quimper à l'époque (MUS1949.006.045 à 047) et Ignatius Lambert, un irlandais ayant chanté en gaëlique (MUS1949.006.048 et 049).

Le 17 décembre 1949, Marcel Ropars, le frère de Loeiz, a écrit à Claudie Marcel-Dubois pour lui demander de faire entendre les disques des enregistrements aux sonneurs de la clique (kevrenn) de Paris qui n'avaient pu se rendre en juillet à Quimper. Ce courrier (dont l'en-tête est en soi un document graphique intéressant - on y reconnait bien Le Guével, vu plus bas) a reçu une réponse favorable de la part de Marcel-Dubois. Ce qu'y écrit Ropars est intéressant car il donne le ton quant au contexte de la relance par BAS et il montre aussi combien les enregistrements sont considérés comme des documents importants:

"Comme suite à notre conversation du 29/11/49, j'ai l'honneur de vous demander s'il est possible de recevoir le samedi 14 janvier la section de Paris de la BAS (Assemblée des sonneurs de bombarde et de biniou de Bretagne) pour nous faire entendre vos enregistrements du concours de Quimper. Comme je vous l'ai déjà fait remarquer, la plupart des sonneurs ou élèves sonneurs de Paris n'ont pu assister aux fêtes de Cornouailles.
L'audition de vos disques leur permettra de mesurer le chemin parcouru par la BAS depuis sa création. Vous savez que le rôle de notre Assemblée est de remettre à l'honneur nos instruments populaires. Les vieux sonneurs qui existent encore en Bretagne n'ont pas craint de participer au concours et de se faire juger par les maîtres de la nouvelle école. Il sera du plus grand intérêt pour mes camarades de Paris de faire la comparaison entre nos anciens et la nouvelle école". 

Le concours

Le principe du concours n'est pas nouveau, et l'intérêt de celui-ci ne tient pas tant au fait qu'il s'agit du premier concours qui reprend après-guerre, mais dans le tournant qu'il représente: il est organisé par la BAS qui désormais fédère le paysage musical traditionnel, ce qui est totalement nouveau. La présence des biniou nevez à un concours est encore rare (1933, La Trinité-sur-Mer; 1937, Plozévet) et c'est la première fois qu'on voit la participation de cliques bretonnes, futurs bagadoù. En un mot comme en cent, cet événement marque un tournant majeur dans le domaine du renouveau de la musique bretonne traditionnelle, un tournant qui perdure de nos jours.

Si certains concurrents parmi les sonneurs de biniou kozh âgés ont pu déjà participer à des concours avant-guerre qui, d'ailleurs, ont été nombreux, les sonneurs "modernes" sont des novices tout autant que les membres du jury d'ailleurs. C'est aussi là une caractéristique de cet événement: la majorité des jurés sont des acteurs du renouveau et non des musiciens issus de la tradition. On constate aussi que les derniers sonneurs de tradition, âgés, ne se sont pas non plus précipités pour participer au concours.

Cela étant dit, donnons quelques détails pratiques sur cet après-midi du 23 juillet 1949.

Les concurrents attendent leur tour (ph2009-00-1-15
Les concurrents attendent leur tour... De gauche à droite: les couples Gus Salaün et son fils (dit Gus bihan), Pierre Salaün et Jean Guyader", un des frères Louët (cliché Gérard Franceschi, Mucem Ph.2009-00-1-15)


Les couples, enregistrés à tout le moins, étaient les suivants:
- ALLAIN Emile - PIGUEL Albert (de Nantes, Loire-Atlantique), bombarde - biniou bras
- BOEDEC Robert - MORU Lili (de Scaër, Finistère - Locunolé, Morbihan), bombarde - biniou bras
- BOUDIER Bernard - D'HERVE Jean (de Nantes - Chateaulin, Finistère), bombarde - biniou bras

- Le CLEC'H Louis - NEDELEC Joël (de Carhaix, Finistère), bombarde - biniou bras
- CUVEN Efflam - NOEL Job (de Saint Mayeux - Plélauff, Côtes d'Armor), bombarde - biniou bras
- GUEGUEN Guillaume - Le BIHAN Hervé (de Locronan, Finistère), bombarde - biniou bras
- Le GUEVEL Marcel - Le GRUMELEC Germain (de Paris), bombarde - biniou bras
- Le LIBOUX Barnabé - Le LIBOUX Marcel (de Langoélan, Morbihan), bombarde - biniou bras
- LOUET Georges - LOUET Alexandre (de Rosporden, Finisètre), bombarde - biniou kozh
- NEDELEC Joël - GUYADER Jean (de Locronan), bombarde - biniou bras
- PRIGENT Martial - HERVE René (de ?), bombarde - biniou bras
- ROPARS Loeiz -BODIVIT Fañch (de Poullaouen - Fouesnant, Finistère), bombarde - biniou kozh
- SALAUN Auguste - SALAUN Auguste fils, dit Gus bihan (de Bannalec, Finistère), bombarde - biniou kozh
- SALAUN Pierre - GUYADER Jean (de Bannalec), bombarde - biniou kozh
- Un sonneur dont le nom n'a pas été noté mais il s'agit surement de Youenn Gwernig (de Scaër, Finistère), bombarde - biniou bras (?)
- Un couple dont le nom n'a pas été noté (et qui n'a pu être identifié).

Les deux cliques bretonnes étaient celle des Cheminots de Carhaix (Paotred an hent-houarn Keraez) et celle de Rostrenen (Kevrenn Rostren). Polig Monjarret avait composé pour elles. Air composé par P. Monjaret pour les Cheminots de CarhauxOn voit ici deux partitions publiées dans les n° 9 (ci-contre) et 11 (en dessous) de la revue Ar Soner, organe de communication de la BAS.

Certains des sonneurs étaient membres des deux cliques présentes au concours ou d'autres cliques (de Quimper ou de Paris). Une infime minorité de sonneurs étaient de ces "Bretons de Paris" ainsi dénommés car travaillant et séjournant à l'année en Ile-de-France mais revenant régulièrement chez eux en Bretagne.
 

Air composé par P. Monjaret pour la clique de RostrenenLe concours était basé, on l'a dit plus haut, sur cinq terroirs ou "catégories": Pourlet, Basse Cornouaille, Haute Cornouaille, Léon-Trégor-Gallo, Vannetais. En 2021, ce découpage ne se ferait pas de la même façon: alors que les organisateurs de l’époque mettaient en concurrence évêchés historiques (Vannetais, Cornouaille, Léon, Trégor), zone linguistique (Gallo) et "micro-terroir", ou subdivision d’évêché, (pays Pourlet, subdivision du Vannetais), l’époque actuelle préfère utiliser une classification par micro-terroirs. La catégorie "Léon-Trégor-Gallo", qui paraît donc peu pertinente de nos jours, avait alors l'avantage d'inclure les acteurs de la relance de la musique bretonne sur l'ensemble du territoire où le biniou avait été abandonné, depuis plus ou moins longtemps, voire où sa présence et sa pratique n'avaient jamais été attestés. 
L'ordre de passage des différentes catégories était le suivant: Pourlet, Basse puis Haute Cornouaille, Léon-Trégor-Gallo, Vannetais. Les sonneurs pouvaient se présenter dans plusieurs catégories.

Pour encourager la relève, une catégorie "jeunes" (moins de 16 ans) avait été créée. Un seul couple s'est présenté (Martial Prigent, René Hervé).


Les airs imposés étaient les suivants : un air de danse, une mélodie (sône, gwerz, air de noce, etc…), un air de marche (marche nuptiale ou marche simple), sauf dans la catégorie Léon-Trégor-Gallo pour laquelle  ces trois airs n'étaient pas imposés: le couple avait donc la possibilité de jouer trois danses, trois marches, trois mélodies, ou un air de chaque genre … Il faut noter qu'à cette époque il n'est pas dans les habitudes des sonneurs d'interpréter des "mélodies" (airs non destinés à soutenir la danse ou les cortèges nuptiaux), si bien que certains couples se sont tournés vers les cantiques qu'ils chantaient régulièrement à la messe, ou vers le répertoire de chansonniers.

Les cinq premiers sonneurs de chaque catégorie ayant été classés, il y a eu un gagnant dans chacune d'elle. Cela a permis aux 5 gagnants de concourir à nouveau pour deux "Prix d'excellence". Enfin, les trois couples classés derrière les gagnants du 1er et 2e Prix d'excellence se sont affrontés pour le "Prix d'Honneur". 

Le Prix d'excellence fut remis à Marcel Le Guével et Germain Le Grumelec, ci-dessous (MUS1949.006.005.002). Le biniou était un biniou nevez, ce dont on ne s'étonnera pas: ce choix témoigne de la volonté de BAS de "dépoussiérer" l'image du joueur à l'ancienne,... 

Les gagnants du concours (ph1950.60.17)
Les gagnants du Prix d'excellence (cliché Gérard Franceschi, Mucem Ph.1950.060.016)


... mais, cela dit, le 2e Prix d'excellence fut accordé à un couple de sonneurs bombarde-biniou kozh (Auguste Salaün et son fils dit "Gus bihan") tout comme le Prix d'honneur qui fut remporté par les Frères Louët, couple "traditionnel" de Rosporden. 

Ce premier concours BAS a inspiré les organisateurs de celui de Saint-Amand Montrond qui s'est tenu l'année d'après.

Les archives de l'enquête

Le fonds comprend 97 enregistrements portant le numéro d'inventaire MUS1949.006. On y entend essentiellement les sonneurs bretons ayant participé au concours mais aussi, à partir du phonogramme MUS1949.006.044, quelques chants et cantiques bretons ainsi que des airs écossais au bag-pipe et du chant irlandais en gaëlique, et des enregistrements "techniques" (accord et échelle de la bombarde et du biniou).
Des photographies ont été prises par Gérard Franceschi, un photographe professionnel qui a remis ses clichés au musée (ph.1950.060 et 2009.000).
L’enquête comprend enfin 128 fichiers d’archive textuelle (3 dossiers cotés FRAN_0062_20130043_46).
Consulter le fonds d'archives sur Didόmena

Rédactrice: Marie-Barbara Le Gonidec avec la collaboration de Padrig Sicard et Laurent Bigot

Concours